PrEP : liberté ou pression sociale ?
La PrEP est souvent présentée comme une révolution dans la prévention du VIH. Et c'est vrai : elle a permis à beaucoup de vivre leur sexualité avec plus de sérénité, moins de peur, plus de contrôle.
Mais aujourd'hui, une autre question se pose :
Est-ce qu'on prend la PrEP par choix… ou parce qu'on y est socialement poussé ?
Dans certains cercles, ne pas être sous PrEP peut être vu comme irresponsable, voire suspect :
- On te demande ton statut dès les premiers échanges.
- On te regarde de travers si tu dis que tu préfères le préservatif.
- Et parfois, on te fait sentir que tu es “à la traîne” si tu n'as pas encore sauté le pas.
Alors que la PrEP devrait être un outil de liberté, elle devient parfois une norme implicite, presque une obligation pour être “dans le coup” ou “safe”.
Je ne remets pas en cause son efficacité. Mais je vous pose la question :
Est-ce qu'on a encore le droit de choisir librement sa manière de se protéger ?
Est-ce que la pression sociale autour de la PrEP ne crée pas une nouvelle forme de stigmatisation ?
Je sais que certains ici ont la critique facile et le respect en option. Je lance ce sujet en toute sincérité, pas pour servir de défouloir à ceux qui confondent débat et règlement de comptes.
La liberté d'expression vaut aussi pour les questions qui dérangent.


