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Cécile...

J'ai rencontré Cécile un soir de printemps en 2018, lors d'une crémaillère d'amis communs. Ce fut un vrai coup de foudre amical entretenu par des dispositions communes malgré les 30 ans qui nous séparaient. Outre nos goûts de cinéphiles avertis, de lecteurs obsessionnels, de bonnes tables à fréquenter, d'envie d'escapades, notre homosexualité favorisa une quasi vie commune, tantôt chez elle, tantôt chez moi, laissant cependant place à nos jardins secrets et besoins de vivre libre nos rencontres. Pas si secrets ces jardins puisque nous aimions relater nos aventures.

A peine un mois après notre rencontre, alors que nous avions pris l'habitude de partager nos lits respectifs, Cécile eut l'irrésistible envie d'expérimenter un rapprochement qui, sur le coup, ne manqua pas de me surprendre. Elle vint contre moi, m'offris un baiser langoureux, et entrepris de me raconter la brève période de bisexuelle qu'elle vécut lors de son installation dans la capitale pour son job. Elle avait alors 20 ans et avait dû mettre fin à une relation avec une amie d'enfance désolée de la voir « s'expatrier » hors sa province natale. Cécile me demanda si, moi-même, j'avais eu mon époque bi… « ben non mon coeur… homo depuis toujours, homo pour toujours ». Les témoignages de quelques-unes de mes aventures ne taisaient rien de mes recherches de plaisirs avec les hommes et elle me demanda : « qu'aimes-tu chez eux ? »… Mon appétence pour la pénétration vint comme pratique essentielle, et lui ai avoué l'impression d'être femelle dans les bras d'un homme, que chaque rapport me mettait dans la position de le recevoir avec une forme de qualité amoureuse pour celui à qui je livre ce que j'ai de plus intime à lui offrir. Bien sûr, un sexe d'homme pour ce qu'il est contribue aux plaisirs que j'attends d'un corps à corps. La fellation est donc au répertoire des plaisirs évidents que j'attends dans tout rapport.

Nous avions assez vite pris l'habitude de dormir nus tels des intimes partageant notre goût pour la nudité. Ce soir-là, je sus assez vite que Cécile était en chaleur (pour autant que l'expression ne parait pas machiste). Elle colla ses lèvres aux miennes, m'enserra une cuisse contre laquelle elle engagea un froissement sans équivoque. J'ai encore le souvenir de la chaleur de son sexe, de l'humidité qui s'en dégagea. Elle chercha mon sexe, lequel peu utile à mes pratiques sexuelles se réveilla sous la caresse qu'elle lui destina. Veillant à ne pas perturber sa masturbation contre ma jambe, j'ai écarté les miennes, tendu ma main vers celle qui me branlait pour la guider vers mon intimité déjà très disposée à lui l'offrir l'illusion d'avoir une chatte à caresser, à visiter. La découverte de mon anus dilaté et humide accéléra son frottement non contenu contre ma cuise. Elle caressa mon trou comme elle avait su me décrire les plaisirs qu'une chatte lui procurait. Elle en caressa les contours avant de m'offrir un majeur qui glissa en moi sans difficulté, un majeur vite rejoint par un second doigt, un troisième… Son souffle se fit plus insistant, annonçant l'orgasme qu'elle connut en abandonnant ma bouche pour étouffer un cri dans mon cou.

A partir de ce soir-là, nos corps à corps s'installèrent le plus souvent possible. Adepte du godage avec ses partenaires féminines, elle accommodait nos 69 de vrais moments d'extases sexuelles en utilisant les différents artifices dont elle disposait, allant du simple vibro au gode XXL qu'elle réservait à une de ses partenaires régulières. Moi, je n'ai jamais détesté réserver ma langue à sa fente bien entretenue, à lui offrir des anulingus qu'elle réclamait. Mes doigts appréciaient pénétrer ses trous, elle n'oubliait jamais de mettre à ma portée son gode favori qui servait à ses plaisirs solitaires.

Dans les bras de Cécile j'étais femme, non efféminé mais averti des jeux que deux femmes peuvent se proposer et se soumettre pour parvenir au plus haut du plaisir sexuel.
Le covid eut raison de notre relation. Elle prit le parti de se réfugier chez ses parents pour ne plus revenir à Paris. On s'était bien promis de garder contact mais voilà… le temps a passé et nos appels téléphoniques ou SMS se firent plus rares… L'ai-je aimé ? Bien qu'ayant repris assez vite mes besoins de rencontres masculines, je me pose souvent la question…µSe l'est-elle posée ? Sais pas…

Dernière réponse le 30 août
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Photo de SeniorChubby
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SeniorChubby
65 •
Me relisant, j'ai sans doute omis de préciser que Cécile avait un physique adorable, menu, mis en valeur par des cheveux que ma petite brunette portait courts, par de petits seins dont la sensibilité ne m'échappa jamais. Ceci pour dire qu'elle avait un côté masculin qui contribua à construire la relation que nous eûmes. Je pourrais aussi relater ce que furent nos pratiques sexuelles dépourvues de tabous. J'aurais pu également dire la discrétion qui fut nôtre dans notre entourage. Quelques ami.e.s, très peu, furent instruits de cette relation, laquelle forçait souvent respect et compréhension. Je garde notamment un excellent souvenir de nos « expéditions » destinées en forme de jeu pour qui, de nous deux, provoquerait en premier une rencontre à concrétiser.
Domino46350
54 •
Dommage dans ton récit tu l'aimes encore!!!!(
65 •
Possible... mais je ne me nourris pas de nostalgie, juste de souvenirs.
olivier79
51 •
Superbe histoire. Un grand merci de nous faire partager. Même si tu ne la vois plus, tu gardes encore cette belle histoire
65 •
Tout à fait... Elle m'est "tombée" dessus de manière inattendue. Sans doute aurais-je dû mieux préciser qu'elle fut une parenthèse qui ne bouscula jamais mes recherches exclusives de plaisirs au masculin. Jamais ma relation avec Cécile ne fut l'occasion d'y déroger. Pour être plus clair, je n'ai jamais fait l'amour à Cécile comme il convient de le connaître entre un homme et une femme. Notre homosexualité a toujours guidé nos corps à corps, imaginant toujours comment y répondre. Comme dit, j'étais femme entre ses bras, elle était masculine entre les miens.
Etienme
60 •
Très belle histoire !
65 •
Merci.
Bisuce76
51 •
J'ai vécu la même chose mais inversement. Un copain m a fait decouvrir le plaisir entre hommes. Bon c'est beaucoup plus classique, j avoue
65 •
:-)
Romain44
40 •
J'ai bander en lisant ton histoire ♥️
Blueyes37
62 •
Magnifique et certainement assez unique, ton histoire. Vous avez pu avoir ces jeux sexuels et cette liberté intime entre vous car elle n'a certainement jamais douté que tu ne la pénétrerais pas. Je comprends que tu ne l'as jamais fait et cela aurait certainement gâché cette relation très particulière. En tous cas c'est beau et c'est tellement bien écris.
65 •
Bien écrit ? Quelques dérapages conséquences précipité pour livrer notre belle aventure. Et oui, je n'eus jamais la tentation d'avoir une relation autre que celle que nous vécûmes. Autant que je m'en souviens, la pénétrer ne m'est jamais venu à l'esprit, pas plus est-ce quelque chose qu'elle voulut. La seule concession fut la masturbation qu'elle me réservait parfois. Inutile de taire cependant ce qu'une seule fois elle voulut tenter : me sucer... chose qu'elle n'avait jamais fait, pas même lors de la courte période bi qu'elle connut avec un petit ami provincial aidant à taire sa nature lesbienne à son entourage (bien que parfaitement admise par ses parents et sa soeur ainée). Elle n'a jamais été rebutée par mes jouissances, par les masturbations que je m'appliquais pour accompagner ses propres orgasmes masturbatoires...
65 •
...Cette seule fois, je la vis appliquer sa langue sur mon gland. Elle m'avait souvent interrogé sur quel goût pouvait avoir le sperme. Je l'ai laissée à son initiative, l'avertissant malgré tout que celle-ci n'allait pas manquer de provoquer une éjaculation rapide. Elle recevait souvent mes éjacs dans ses mains, elle eut souvent l'image de mon sperme évadé sur mon ventre, sur les draps. Si cette nuit-là elle y goûta sans trop d'hésitation, elle n'eut jamais le désir de renouveler la chose, m'avouant ne pas y avoir pris vraiment de plaisir, tentant maladroitement de m'en dire plus sur son ressenti (on en a même ri). Mais elle fut fière de l'avoir pratiquée se sachant en sécurité. Moi-même n'eut jamais ni l'envie ni le besoin de la renouveler.
MCLH
60 •
Joli récit. Merci
Blueyes37
62 •
Merci pour ta réponse qui confirme totalement ce que j'avais compris quant à la pénétration virginale. Peut etre eut-elle envie de pénétration anale ? L'avez vous fait ou évoqué ? La logique est que ce fut "non". Goûter le sperme pour une lesbienne était assez audacieux. Les femmes hétérosexuelles peuvent être rebutées alors une lesbienne ! Elle a eu la curiosité c'est déjà ca pour son experience !
65 •
Tu as raison sur toute la ligne. Si Cécile a voulu me sucer et goûter au sperme, ce fut plus de 6 mois avant que débute notre histoire, un soir, un petit matin plutôt, après une nuit en club G&L parisien où l'un comme l'autre s'est bien « chauffé » comme cela arrivait parfois. Elle avec une blondinette entreprenante, moi avec un quinqua qui me tint compagnie pour des caresses et des baisers très volontaires (on s'est d'ailleurs revus plus tard). On s'est alcoolisés, peu mais assez pour nous retrouver à faire l'amour chez elle au petit matin dans un état d'excitation irrépressible. Cécile n'a gardé aucun souvenir traumatisant de la fellation qu'elle me fit, plutôt satisfaite qu'elle me mena rapidement à une éjac, la recevant sans plaisir inoubliable, ne l'accompagnant d'aucun commentaire particulier si ce n'est la saveur sucrée du sperme qu'elle garda et avala (à ma grande surprise évidemment). Plus jamais elle eut le besoin de renouveler la chose que perso je ne revendiquais jamais...
65 •
...Question pénétration anale, c'est une pratique qu'elle ne détestait pas recevoir avec ses partenaires (féminines bien sûr). Je ne l'ai jamais prise ainsi (ni autrement d'ailleurs). Pour être honnête, exclusivement passif mon sexe n'est qu'un accessoire peu disponible pour mes partenaires, il ne le fut donc pas pour Cécile hors la masturbation. Cécile collectionnait une bonne dizaine de godemichets, beaucoup hérités d'une relation précédent notre rencontre. Nous les expérimentions sans retenue, dont un dont je vous laisse deviner la particularité et qu'elle utilisait plus « mec » que jamais.