POV : “Vide-toi, on se casse”
Nos dimanches après-midi, quand on est dans la région et que mon mari n'est pas de permanence, on les passe souvent au Trou à Lyon (bar cruising). Ce n'est pas le calme reposant et surprenant Puy-de-Dôme, mais ça fait partie de nos petites habitudes.
Comme toujours, mon mari en harnais rouge et chaussettes hautes assorties, et moi en puppy bleu, sous cage de chasteté.
Pendant qu'il cherche ses partenaires pour sodo ou fisting, je pars en chasse de mon côté.
Être puppy, ça attire toujours des réactions : certains sont excités, d'autres veulent jouer, caresser… et beaucoup reculent avec leurs préjugés. Peu importe. Moi, je suis là pour profiter.
Et je profite vite. Je multiplie les rencontres, jusqu'à ce que la soirée tombe. Libéré de ma cage, je continue à flâner. Direction le fond du couloir, vers la dernière cabine. J'y découvre un mec allongé sur le couchage. Derrière moi, un actif qui s'était amusé avec mon cul, et surprise ! Un mec à genoux que je n'avais pas remarqué (vision réduite avec la hood oblige).
Au moment de repartir, le gars à genoux me frôle la fesse… puis me caresse le trou. Je m'écarte pour l'aider, il plonge sa langue. Jackpot : j'adore me faire lécher (genre de ouf, si tu sais bien faire). J'en profite, mais à chaque pause qu'il entreprend, je m'apprête à repartir, mais il me retouche à chaque fois. Je comprends vite que ces pauses correspondent au moment où il suce l'autre mec, pendant que l'actif me touche (aussi, je me disais que c'était pas les mêmes doigts) et lui donne ses ordres.
Finalement, l'actif se barre. Je fais signe au mec à genoux d'aller dans la cabine d'à côté. Petit, ventru, velu, roux, la quarantaine… j'aime bien.
Il me lèche, me sodo… mais étouffe vite par cette putain de chaleur caniculaire ! On échange de place. Lui contre le couchage, moi derrière. Lumière tamisée, son cul roux et poilu offert devant moi.
Je tente, réflexe : doigt entre ses fesses, à la truffe. Pas d'odeur, c'est clean. Alors je me lance. Je lèche, je gratouille son ventre, ses aisselles… pas d'odeur marquée (probablement du déo… dommage 🥲), alors je retourne à son cul. Serré. Très serré. Je teste doucement au doigt… rien (propre). J'espère qu'il n'est pas seulement actif. Je colle mon gland, humide de ma propre mouille.
Il ajoute un peu de bave pour aider. Serré et accueillant à la fois, parfait. Je me glisse en lui. Quelques minutes de jeu, puis on échange encore. Mais la chaleur finit par nous couper. On sort de la cabine.
Je repars chasser.
Un peu plus tard, après avoir traîné entre haut et bas, je retrouve mon mari au bar. Il est 19h. Il m'annonce :
— « On va manger avec L. J'ai giclé. Et toi ? »
Je secoue la tête. Non. Je garde toujours ma cartouche pour lui, s'il la veut le soir.
— « Alors va gicler, on y va après. »
Mission claire.
Je retourne vers les cabines, mais le bar se vide. Mode puppy panique 🙀.
C'est en écrivant que je réalise, j'aurais dû remettre mon plug queue… 😅.
Je monte à l'étage, direction la salle bleue. Je retombe sur le fameux roux. Je le touche doucement : il est partant. Je lui montre le couchage haut, petite pièce du fond. Pour une fois, je parle :
— « Je dois gicler. »
Il se penche direct, lubrifie son trou. Mais il change vite d'avis :
— « Viens, on va sur un lit. »
Je comprends, il veut être plus à l'aise.
On file sur les deux lits en T. Je le prends à quatre pattes. Et comme toujours, les deux-trois passifs qui me snobaient viennent mater en réalisant que je sais aussi être actif. (Merci les clichés.)
Une dizaine de minutes plus tard, je lâche mes râles, ma dose, mon plaisir. Egoïste ? Peut-être. Je vérifie rarement si l'autre a joui. Pour moi, l'orgasme n'est pas une finalité.
Il marmonne quelque chose en se nettoyant, mais avec ma hood je n'entends rien. Tant pis.
Je redescends retrouver mon mari. Je lui fais signe de me caresser. Il me demande :
— « T'as joui ? »
J'acquiesce.
— « Parfait. On peut aller manger alors. ☺️ »
J'aime mon mari 🥰


